L'Histoire dans les manuels scolaires (Révolution, Restaurations, Empires)

La Convention, la République, la Terreur

"En janvier 1793, on fait le procès de Louis XVI, accusé de trahison. Le roi est condamné à mort et guillotiné. Beaucoup de nobles et de prêtres, bouleversés par les événements, disent désormais non à la Révolution. Ils se cachent ou émigrent et deviennent des suspects que l'on traque.
La guerre menace, les périls s'accumulent, et la vie quotidienne devient de plus en plus difficile : le ravitaillement se fait rare, les prix augmentent . Les Révolutionnaires durcissent leur politique : on réquisitionne les récoltes, on confisque les biens des suspects : la guillotine se dresse dans les grandes villes.
On y envoie par charrettes entières tous ceux qu'on soupçonne être des ennemis de la Révolution. Parfois, pour aller plus vite, comme à Nantes, on va jusqu'à noyer les condamnés dans le fleuve. Pendant deux ans, (1793-1794) c'est la Terreur.
Les hommes de la Révolution se divisent en clans qui se combattent et se condamnent. Les deux chefs les plus connus, Danton et Robespierre, après avoir ordonné tant d'exécutions, vont à leur tour mourir guillotinés."
"1793 est une année terrible pour la France. La mort du roi et la levée en masse font réagir les adversaires de la Révolution, à l'étranger et sur le territoire de la France.
Les souverains européens se rassemblent en une coalition qui encercle la France.
Dans l'Ouest de la France, les paysans, attachés à leur Roi et à leurs prêtres, se révoltent, ils refusent la levée en masse, et sous la conduite de quelques nobles royalistes, ils pratiquent une guerre d'embuscade : c'est la chouannerie.
En Vendée, une véritable guerre contre la République est menée par des généraux improvisés comme Charrette et Larochejaquelein. Au bout de huit mois de résistance, les Vendéens sont vaincus et la répression est féroce.
En province (Bordeaux, Lyon, Marseille), les révolutionnaires modérés se soulèvent eux aussi contre Paris et contre la Terreur.
La levée en masse a permis d'organiser une armée révolutionnaire jeune et portée par un grand élan patriotique. Elle défend les frontières de la France et pénètre chez l'adversaire."
réf : (4)


"Danton réclame des mesures très sévères contre les ennemis de la Révolution, et vote la mort du roi, qui sera guillotiné le 21 janvier 1793. Mais on l'accuse de vouloir renverser Robespierre. Il sera guillotiné sur l'ordre de Robespierre et de ses amis. En montant sur l'échafaud, il dit ces paroles célèbres : "Bourreau, tu montreras ma tête au peuple. Elle en vaut la peine !"
Avocat d'Arras, élu député du Tiers aux Etats généraux, Robespierre s'est progressivement révélé le révolutionnaire le plus lucide, mais aussi le plus implacable. En 1792, la France est devenue une République. Avec ses amis, Robespierre, désormais au sein du Comité de Salut public, est le véritable maître du pays. Pour réduire les ennemis de la Nation, il établit la Terreur. A cette époque, Robespierre a 35 ans. Parce qu'il s'habille avec une scrupuleuse élégance, les cheveux toujours poudrés, ses ennemis l'appellent "Monsieur". Celui que ses ennemis traitent de tyran, rêve, en fait, d'un pays où il n'y aurait ni riches ni pauvres, mais des citoyens égaux, obéissant aux lois et dévoués au bien public. Lui-même était d'une honnêteté et d'une vertu exemplaires, d'où son surnom d'incorruptible. Ses ennemis, ceux qu'il inquiète ou dont il menace les profits, attendent impatiemment le moment de se débarrasser de lui. Dès que les armées révolutionnaires remportent sur l'empereur d'Autriche la victoire décisive de Fleurus (1794) et que disparaît la menace d'une invasion, Robespierre est arrêté et guillotiné . Son jeune frère, son ami Saint-Just, et d'autres encore, accompagnent dans la mort cet homme intègre dont l'idéal avait été de défendre un peuple libre, égal et fraternel."
réf : (7)


"Pendant ce temps, la guerre continue : dix pays européens se coalisent contre la France, tandis que les paysans vendéens se révoltent contre la République.
Face à de tels périls, des mesures exceptionnelles sont prises : avec l'appui du peuple parisien - les "Sans Culottes" - un gouvernement provisoire est formé avec de jeunes députés, Robespierre, Danton, Saint-Just, etc...
Il décide la "levée en masse" c'est-à-dire la mobilisation de tous les français, qui va permettre de rétablir la situation militaire.
Mais la Constitution n'est plus appliquée : les libertés sont suspendues, les prix et les salaires sont contrôlés ; on ferme les églises. La justice est aux mains des révolutionnaires qui imposent un régime de terreur. Des milliers de suspects sont guillotinés.
Les révolutionnaires se font haïr par la peur qu'ils inspirent. En 1794, Robespierre et ses amis sont arrêtés et exécutés. La deuxième révolution est terminée. Pendant cinq ans, la bourgeoisie reprend le pouvoir et s'efforce de maintenir la République, mais elle ne parvient pas à s'imposer face aux royalistes, à la guerre extérieure qi continue, et aux difficultés financières."
réf : (11)


Robespierre est mort et les riches n'ont plus peur de montrer leur richesse, ni de faire bombance. Voyez ces belles dames, aux robes décolletées, les cheveux en nattes autour de la tête, qui dansent les pieds nus, un diamant à chaque doigt. Voyez ces beaux messieurs, les mèches de cheveux tressées, les moustaches énormes, portant ces chaînes de montre en perles.
Le pain est cher ; les sans-culottes des faubourgs ont faim ; ils se cachent pour échapper aux coups des royalistes qui les pourchassent sans pitié. La terreur blanche fait couler beaucoup de sang à son tour.
réf : (17)


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dernière modification : 12 septembre 2014
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