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Eisenach, le 23 septembre 1849

La duchesse d'Orléans à Madame de Flahaut

 

Je voulais vous adresser mes voeux avant de quitter l'Angleterre, ma chère Madame de Flahaut, et vous dire la satisfaction que j'avais éprouvée à vous revoir et vous retrouver toujours la même, si pleine de coeur et d'attachement, mais le temps m'a manqué. Mon temps était consacré à la vie de famille et j'ai dû remettre ce plaisir au moment de mon retour en Allemagne. Mais ici-même, j'ai trouvé mille devoirs à accomplir, mille choses de famille à faire, mille visites d'amis qui exigeaient le soin d'hospitalité. Cependant je ne veux pas tarder plus longtemps à vous serrer la main en idée. J'espère que cette fois-ci, ma lettre sera plus heureuse que la première et qu'elle vous parviendra, pour vous assurer de mon bien affectueux souvenir et de ma bien tendre sympathie. Elle doit aussi me rappeler au souvenir d'Emilie que j'ai eu tant de plaisir à revoir et qui, je l'espère, pourra à mon prochain séjour en Angleterre me consacrer plus de temps encore, afin que nous causions ensemble d'un passé qu'elle a aussi aimé, et vers lequel la pensée me porte toujours de préférence. remerciez-la encore de sa bonne mais trop courte visite, et parlez de moi aussi à M de Flahault, que j'inviterai pour le printemps prochain à de nouvelles passes d'armes à propos de la Hongrie ou de quelqu'autre pays en insurrection !
J'ai trouvé l'Allemagne pacifiée et jouissant d'un repos chèrement acheté. Les questions démocratiques ne la préoccupent pas au juste, en ce moment. Ce sont les points de vue nationaux, ce sont ... les prussiens, ou autrichiens, ou bavarois, ou saxons qui l'agitent ; et quant à celles-là, comme elles ne compromettent ni le principe monarchique, ni la société, on les voit traiter avec moins d'inquiétudes. Nous n'en sommes point là encore dans notre malheureuse France, et nous aurons encore bien des questions à résoudre pour y arriver au calme de nos voisins. Puisse-t-elle au moins profiter des rudes enseignements qu'elle a suscités !
Ma mère me charge de mille choses bien affectueuses pour vous, et mes enfants désirent être rappelés également à votre bon souvenir. Que je pense à vous, ma chère Madame de Flahault ! et dites-vous que votre fidèle attachement a rencontré un coeur qui n'est point ingrat.
Souvenir et amitié.
HELENE.

 

  • Le secret du coup d'Etat (Guedalla-Kerry / Emile-Paul 1928 /p.86 à 88)
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