Paris, 20 décembre 1849
Guizot à Charles de Flahaut
"Je n'ai rien à vous dire d'ici que vous ne sachiez, ou que vous ne deviniez. Tout le monde a des velléités, et personne n'a de volonté. Tout le monde arrive au bord du fossé et personne ne saute ! Cela traînera encore ainsi longtemps - probablement jusqu'à l'approche des élections générales. Leur danger serait-il assez clair et assez puissant pour donner à tous, un peu de courage prévoyant ? - Je ne sais pas. En attendant, je crois que nous passerons l'hiver tranquillement.
Tout à vous, mon cher comte.
GUIZOT"
* Le coup du 2 décembre (Henri Guillemin / Gallimard / p.200)
* Le secret du coup d'Etat (Guedalla-Kerry / Emile-Paul 1928 /p.103)
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